
![]()

Après avoir fabriqué des clés qui me permettaient l’accès aux sorties de câbles, en nous glissant avec Pilou entre deux nappes de câbles, nous descendons dans les galeries de câbles, nous relevons les issues, ceci afin de faciliter éventuellement une évasion de la prison du Cherche Midi ».
En 1943, Roger Parrot est contacté par André Leray, c’est la constitution des GSD (Groupes de Sabotages Destruction), il est en liaison avec Thérèse Coulomb, Astarita, Jean Reboul, et Jean Abbadie. André Naudin et Denise Gadrey lui remettent des tracts et des journaux clandestins qu’il a pour mission de répartir dans l’ensemble des services techniques des télécommunications de Paris et banlieue.
« Tous les mois, je collecte des fonds pour le soutien des camarades dans l’illégalité. Le Central Littré se trouve face à la prison du Cherche Midi, nous inscrivions à la craie, le nom des victoires des alliés sur un des panneaux noirs de camouflage de la défense passive que l’on présentait devant une fenêtre à la vue des prisonniers. Ces derniers nous faisaient signe : « bravo ». Nous pensions ainsi soutenir leur moral. En janvier 1944, entrevue avec Camille Trébosc : désigné responsable militaire des milices patriotiques des services techniques en liaison avec Reboul et Lechevin. En juin 1944, les camarades du GSD de Vaugirard font sauter le câbles des lignes à grandes distances du Centre St. Amand. Ces camarades me remettent une somme importante qu l’Intelligence Service leur avaient versée et que j’ai remise à Leray. Réunion avec Gastaud, Brunot et Lechevin chez Berger. Réunion rue Armand Moisant avec Belliard, Collet, Anizant, Brisorgueuil.
1er juillet : contact avec Fleury et Abbadie pour la manifestation boulevard Magenta.
14 juillet : manifestation à Belleville avec Piccot et Abbadie.
17 août : Fleury me charge de l’arrestation du directeur des Télécommunications, 18 boulevard de Vaugirard, et sous le nez des allemands, avec Davy, nous le conduisons à la Préfecture de Police. Pendant l’insurrection de Paris, je siège au Comité de Grève, rive gauche, avec André Leray et Marie Couette, rue d’Alleray. J’assure la liaison avec la Recette Princpale véhiculé par un motard. Une première fois, nous sommes arrêtés au milieu d’une formation allemande en position, boulevard Hausmann, les sacoches contiennent des stencils (communiqués, proclamations) et mon revolver tout au fond. Nous sommes fouillés par un officier qui n’a pas mis la main sur mon arme, par chance, après une heure de retenue, nous sommes libres à la suite d’un ordre de repli.
Une deuxième fois, rue Cambronne, nous servons de cible aux soldats allemands retranchés autour de l’Ecole Militaire, grâce à l’habilité du motard, nous passons à travers ce tir. J’ai participé, lors d’un accrochage avec l’ennemi, aux coups de feu de la place St. Michel, juste avant la construction de la barricade.
Après la Libération de Paris, je suis élu par les responsables d’arrondissements à l’Etat-Major des Gardes Patriotiques et responsable de l’épuration et du contrôle des cadres ».
![]()