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Pierre Pranchère, résistant dès l’âge de 15 ans à l’Armée Secrète (A.S), puis aux Francs-Tireurs et Partisans Français (F.T.P.F), ancien député à l’Assemblée Nationale et au Parlement Européen, fidèle à l’œuvre de la Libération.
À
Monsieur Alain le Garrec, médiateur à France-Télévisions,
Je considère scandaleux que les représentants de la Résistance, les syndicalistes historiques de Renault-Billancourt particulièrement, les élus de la Nation, actuels et anciens, viscéralement attachés aux sacrifices des héros et martyrs de la Résistance et de la Déportation, soient une nouvelle fois exclus par France 3, service public, du débat de ce soir, sur « l’affaire Renault ». L’émission programmée à 20 h 35 permettra aux petits-enfants du collaborateur Louis Renault de poursuivre leur campagne, dont l’objet central apparaît clairement, avec leur plainte contre l’Etat : obtenir par pur intérêt financier des énormes dommages et intérêts qui pourraient se compter en milliards d’euros à la charge des contribuables.
France 3 a reçu les petits-enfants de Louis Renault au 20 heures, en mars 2011, puis à nouveau en avril, dans une émission en début de soirée en violant délibérément le respect du pluralisme. France 3 et France-Télévisions se font ainsi les champions toutes catégories du blanchiment de Louis Renault « dont la complicité avec l’occupant nazi est pleinement établie » selon l’ordonnance n° 45-68 parue au Journal Officiel, le 17 janvier 1945, sous la signature du général de Gaulle.
J’estime que France 3 et France-Télévisions se déshonoreraient si elles n’accordaient pas, rapidement, une émission-débat à laquelle participeraient des représentants authentiques des victimes de la terrible répression pétainiste et hitlérienne qui frappa les résistants, des gaullistes aux communistes, les syndicalistes, particulièrement ceux de Renault-Billancourt, les juifs promis à l’extermination, les francs-maçons, les républicains et les patriotes, croyants et non-croyants. C’est à cette répression que Louis Renault apporta une odieuse contribution sans contestation possible comme en témoignent les rapports de police de décembre 1941 à juillet 1942.
Que monte des profondeurs de notre peuple souverain l’exigence de la mise en œuvre d’un nouveau Conseil National de la Résistance (C.N.R) dont le programme garantirait, comme en 1944, la séparation des médias et des puissances d’argent.
Pierre Pranchère
Président d’honneur
De l’association Esprit de Résistance
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