Intervention de Patrick PICCOT
Note d’accueil de Patrick Piccot
Lyon le 23 Avril 2009
Mesdames et Messieurs les élus
Mesdames et Messieurs les représentants de « Libération Nationale PTT » ( ANACR)
Mesdames et Messieurs les représentants de l'Association Nationale des Anciens Combattants de la Résistance ( ANACR)
Mesdames et Messieurs les représentants des Associations de monde combattant et de la déportation ( à la place de : Monsieur le représentant de FNDIRP )
Mesdames et Messieurs membres de la Chorale les « ANS CHANTEURS »
Monsieur le Directeur de la poste
Mesdames et Messieurs les représentants de la presse
Mes chers collègues
Mesdames et Messieurs
Permettez moi ces quelques mots pour vous dire tout le plaisir que nous avons à vous accueillir ce jour pour partager ce devoir de mémoire .
C’est avec émotion mais aussi une grande fierté que nous avons réinstallé à l’entrée de ce bâtiment la plaque dédiée à Laurent Matheron. Cette plaque provient du Centre LGD ( lignes Grandes distances) de Tassin qui portait son nom depuis le 14 février 1948.
Laurent Matheron est né le 27 décembre 1908 à Tournus (Saône-et-Loire).
Il est le fils de Laurent Matheron, volailler et d'Anne Dandelot.
Il travailla au Centre Entretien LSGD (Lignes Souterraines à Grande Distance) aux PTT de Lyon ; il est reçu soudeur en mars 1936, monte à Paris en 1938 et devient chef d'équipe en décembre 1942.
En 1942-1943, il participe aux côtés de l'Ingénieur Robert Keller et de Pierre Guillou à l'écoute (interdite bien entendu) des communications des occupants nazis de Paris à destination de l'Allemagne. Ces informations capitales étaient transmises par la Résistance PTT aux Alliés. C'était "la source K".
En avril 1942, (il y a 67 ans, pratiquement jours pour jour), il intervient de nuit pour dériver les paires de cuivre du câble Paris Metz à l’intérieur d’un pavillon loué pour la circonstance à Noisy le Grand.
Il est découvert, arrêté le 15 janvier 1943, torturé puis déporté à Wiener-Neustadt, puis à Dora où il mourut aux cotés de ses camarades en octobre 1944. Marié, il laisse un fils né en 1933.
Il faisait partie de cette catégorie d’hommes aux nerfs d'acier, aux capacités professionnelles affirmées, connaissant parfaitement le schéma des grands circuits et leurs particularités, doués d'une audace hors du commun, et animés d'un esprit patriotique poussé jusqu'à l'abnégation.
Par ce geste, nous entendons conserver intact le souvenir de son exemple, de son engagement et de son sacrifice au service de la liberté.
Je vous remercie de votre attention.