De 1945 à 1952, antérieurement à la mise en place des
structures qui amèneront la création de l'ANACR, un nombre relativement limité,
souvent restreint au cercle familial, aux porteurs de l'environnement de ce
combat, participe aux réunions publiques mais n' a pas de statut particulier
de 1952 à 1970.
Le Congrès de l'ANACR de Sallanches en 1970 est la date
communément admise comme étant celle de la naissance des "Ami(e)
s" de la
Résistance. La réalité est plus complexe, mais cette date marque un tournant
même s'ils ne portent pas encore ce nom.
En 1970, l'ANACR compte 43000 adhérents. Son choix du
pluralisme et son activité inlassable de rassemblement en font la grande
organisation réunissant des résistants de tout mouvement et des maquis, des
partis et des syndicats clandestins, mais aussi des gens de toute opinion
démocratique.
A ce moment les jeunes résistants présents dans l'ANACR,
qui avaient entre 18 et 30 ans en 1944, ont en 1970 entre 40 et 55 ans. Ils sont
dans la force de l'âge. Les cadres sont nombreux et les problèmes de la
transmission de la mémoire ne se posent pas dans les mêmes termes
qu'aujourd'hui. Ce n'est donc pas par besoin de fonctionnement de
l'organisation, de trouver des "passeurs de mémoire" que s'explique la décision
de Sallanches. Mais au lendemain des évènements de Mai -Juin 1968 un tournant va
s'opérer vers un intérêt croissant pour la Résistance. Parallèlement est mis en
place le "Concours de la Résistance" en Mai 1958 avec la création d'un prix
national en 1960. En 1961 le Ministre de l'Education Nationale donne un
caractère officiel à ce prix qui acquiert ainsi une dimension nationale.
Dans le rapport du "Bureau National" au Congrès de
Sallanches on lit:
"Voici plusieurs années que nous
constatons le grand intérêt des jeunes d'aujourd'hui pour la Résistance. L'ANACR
peut être fière maintenant d'avoir à son palmarès des milliers de conférences
dans des classes, des écoles primaires, lycées, écoles normales, des
établissements d'enseignement libre, des patronages laïques ou confessionnels,
des salles publiques, des cercles culturels, des colonies de vacances...
...il importe que ce contact avec la jeunesse, pour nous vivifiant et qui
constitue un investissement sur l'avenir, se développe..."
Cependant le prise d'une carte "d'Ami(e)s", dans l'esprit d'alors des dirigeants de l'ANACR,
se traduit davantage par la
manifestation d'un soutien que par une appartenance organisationnelle.
Lorsque s'ouvre le Congrès de Perpignan en 1990, nombre de
résistants qui avaient entre 40 et 55 ans en 1970 ont disparu. L'ANACR ne compte
plus que 30000 adhérents.
Le contexte aussi a changé :
-Depuis le début des années 1980 le Front National de Le Pen a réactualisé la
mémoire fasciste
-Les procès Barbie, Touvier, les affaires Bousquet et Papon ont
sensibilisé l'opinion publique sur la période de l'occupation, sur la
collaboration et sur la Résistance.
Le Congrès de Perpignan va marquer un tournant en décidant
que les amis puissent se constituer, en accord avec les Comités de l'ANACR, en
groupes locaux et départementaux d'Amis, hors effectifs de l'ANACR. Des
réticences existent à l'égard des Amis : "Ce ne sont pas des Résistants"...
Certains les soupçonnent de vouloir utiliser à leur profit une gloire qui
n'est pas la leur. Mais la vie et ses nécessités vont décider de l'avenir des
"Amis". Des liens statutaires s' établissent entre des groupes locaux et
départementaux d'amis, et ils se concrétisent par la participation statutaire de
représentants de l'ANACR à leurs organismes de direction. Cette tendance va se
généraliser et une réflexion s'instaure sur le rôle des Ami(e)
s comme "passeurs de mémoire".(Disparition des cadres
résistants et confiance plus grande dans les "Ami(e) s").
LES «AMI(E)S DE LA
RESISTANCE (ANACR)»
Créés en 1970 au congrès de Sallanches de
l'A.N.A.C.R., ils regroupent aujourd'hui plus de 10 000 femmes et
hommes des générations qui, jusqu'à nos jours, ont suivi celle des
Résistants
Au congrès de Vichy
en 1994 sont mis en place des
secrétaires administratif des Ami(e) s qui animent et
coordonnent l'activité de ceux-ci. La notion de "partenariat confiant" entre les
Résistants et les Ami(e)s est formulée pour la première
fois. Neuf Ami(e)s sont élus pour la première fois comme
membres associés du Conseil National.
A partir du Congrès de l'ANACR de St Brieuc en 2000, les
Ami(e) s qui assistent au Conseil National vont se réunir
annuellement de manière spécifique. Peu à peu se met en place une
quasi-organisation nationale des Ami(e) s.
Au Congrès de Nevers en 2002, il est décidé de confier aux
Ami(e) s de la Résistance, aux élus membres associés du
Conseil National, la tâche de mettre en place dans les meilleurs délais
"l'Association Nationale des Ami(e) s de la Résistance",
statutairement liée à l'ANACR, partageant ses orientations, pratiquant son
pluralisme.
La Création de l'Association des Ami(e)
s de la Résistance les 25 et 26 avril 2003, précède le Congrès de Grenoble qui
en 2004 définit les Ami(e) s comme des "Passeurs de
mémoire".
FESTIVAL
DU FILM SUR LA RESISTANCE
n° 9
affiche 8ème Edition
Dates :Du 17
mars au 8 avril 2010
Thématique : Longs
métrages - Résistances
Lieu(x) : 38-Isère
> Grenoble
Descriptif du festival :
Comme chaque année dorénavant, les Amis de la Résistance (ANACR) de
l'Isère organisent le Festival isérois du film sur la Résistance. La
9éme édition aura lieu du 17 mars au 8 avril 2009 et sera l'occasion de
présenter une douzaine de films documents.
Fin 2007, le chiffre des adhérents Ami(e)
s a pour la première fois dépassé celui des adhérents résistants. Faire
connaitre les valeurs de la Résistance au plus grand nombre, aider à mieux mener
le combat contre les résurgences du fascisme, du racisme, de la xénophobie et à
mieux contribuer au combat démocratique pour le respect et le développement des
valeurs de la Résistance.