Le vieux fusil
un film franco-allemand de Robert Enrico, sorti en salles en 1975.
Pendant la Seconde Guerre mondiale, en 1944 à Montauban, le chirurgien Julien Dandieu, pacifiste et humaniste convaincu, mène une vie bourgeoise et heureuse, avec sa femme Clara et sa fille Florence (née d'un précédent mariage). Participant à la Résistance française en soignant de façon risquée des maquisards dans son hôpital, il est régulièrement menacé par la Milice. Afin de les mettre à l'abri jusqu'à la fin de la guerre, il exige de sa femme Clara et sa fille qu'elles partent se réfugier dans son château familial situé à proximité d'un petit village de campagne de la région. Il les croit alors plus en sécurité, jusqu'au jour où une des sections de la SS Panzer Division Das Reich stationnée dans la région et appelée en renfort à la suite du débarquement de Normandie, traverse le village, massacre de façon sauvage et bestiale tous les habitants, dont la famille de Julien.
Détruit, ivre de douleur et de haine, Julien va se venger froidement et méthodiquement en devenant une redoutable et impitoyable machine à tuer. Il connaît bien les passages secrets du château et s'arme du vieux fusil que son père utilisait pour chasser le sanglier. Un par un, il extermine à lui seul tous les membres de la section SS, responsable du massacre. Le drame est ponctué de retours en arrière (flashback) sur les grands moments de bonheur de Julien avec Clara et sa fille.
Le Vieux Fusil est librement inspiré d'un fait historique réel : lors du débarquement de Normandie en juin 1944, la Panzer division SS Das Reich est appelée en renfort en Normandie. Venant du Sud de la France, cette division est harcelée tout le long par les maquisards. Des membres du 1er bataillon du régiment Der Führer commettent le massacre d'Oradour-sur-Glane au cours duquel ils assassinent 642 civils, hommes, femmes et enfants et mettent le feu au village.
Par ailleurs, il est intéressant de noter plusieurs similitudes entre l'ambiance de plomb qui régnait sur le Limousin en juin 1944 et le film.
Au début du film, nous pouvons apercevoir des soldats allemands marcher devant des pendus, ce qui n'est pas sans rappeler les pendaisons de Tulle.
La tension Maquis / Milice / Gestapo / SS est également bien retranscrite au début du film .
![]()
Libérata
Un film de Philippe Carrèse
M
ars 1943. Les forces fascistes de Mussolini occupent la Corse... Deux frères communistes organisent la résistance en se liant à deux truffions Italiens afin de leur soutirer des informations nécessaires aux parachutages de vivres et armes sur l'Ile de beauté...
Liberata
Bande annonce vf publié par
CineMovies.fr
![]()
Zone libre
Un film de Christophe Malavoy
A
près s'être séparée pour passer la ligne de démarcation, la famille de Simon (sa femme Léa, sa belle-soeur Mauricette, enceinte de plusieurs mois, la mère des deux jeunes femmes, Madame Schwartz, qui ne parle que yiddish, et enfin Henri, le neveu de onze ans), se retrouve en pleine campagne, accueillie par Maury, un paysan du cru qui les héberge dans l'une de ses dépendances.La guerre est finie
Un film français d'Alain Resnais 1966
En 1965, Diego, un militant du Parti communiste espagnol vit en exil à Paris. Régulièrement, il passe la frontière sous des identités d'emprunt assurant ainsi la liaison entre les militants exilés et ceux restés en Espagne.
D
e retour d'une mission difficile, Diego se prend à douter du sens de son action et des moyens mis en œuvre. Sa confrontation avec les jeunes militants de gauche, qui deviendront les acteurs de Mai 68, est prémonitoire de l'évolution des formes de lutte.L
e scénario de Jorge Semprún est très marqué par son histoire personnelle, sa lutte comme clandestin du Parti communiste espagnol, son éviction en 1964 de la direction du parti pour de graves divergences de vues avec le secrétaire général Santiago Carrillo. Dans son livre Autobiographie de Federico Sánchez, Jorge Semprún revient sur le thème du film en précisant : « L'un des thèmes principaux du film est justement la critique du mot d'ordre de grève générale conçu comme simple expédient idéologique, davantage destiné à unifier religieusement la conscience des militants qu'à agir sur la réalité. »![]()
Liberté
Un film de Tony GATLIF
T
héodore, vétérinaire et maire d’un village situé en zone occupée pendant la seconde guerre mondiale, a recueilli P’tit Claude, neuf ans, dont les parents ont disparu depuis le début de la guerre. Mademoiselle Lundi, l’institutrice fait la connaissance des Tsiganes qui se sont installés à quelques pas de là.
D
e son côté, P’tit Claude se prend d’amitié pour Taloche, grand gamin bohémien de trente ans qui se promène partout avec son violon sur l'épaule.T
andis que les enfants Tsiganes suivent les cours de Mademoiselle Lundi, P’tit Claude est de plus en plus fasciné par le mode de vie des Bohémiens – un univers de liberté où les enfants sont rois. Mais la joie et l’insouciance sont de courte durée : la pression de la police de Vichy et de la Gestapo s’intensifie et le danger menace à chaque instant. Comme ils l’ont toujours fait depuis des siècles, les Tsiganes devront reprendre la route…
![]()

![]()
La victoire des vaincus
Un film de Nicolas Picard (2001)
Juin 1940. Dans un petit village, Gugu, Dado, le Migrateur, Têtu et Charlotte, un petit groupe d'adolescents, décident d'entrer en résistance. Cet été-là, les Allemands occupent leur village. Des soldats ont réquisitionné la ferme où vit Dado avec sa mère, Lucie, et son grand-père, ancien poilu de 14-18, hostile à l'ennemi. Il s'agit pour ces jeunes d'arriver, sans se faire démasquer, à faire partir les occupants au plus vite, en rendant leur séjour insupportable.
C'est la saison des foins. Les amis de Dado profitent de ce prétexte pour investir la ferme. Inconscients des risques encourus, les jeunes mettent au point des petits pièges contre les Allemands
![]()
un film de Laurent Heynemann
A
ncien haut fonctionnaire reconverti dans la finance, René Bousquet navigue d’un conseil d’administration à l’autre et mène à Paris l’existence paisible d’un grand bourgeois, seulement assombrie par la maladie de son épouse. Mais en 1978, Louis Darquier de Pellepoix, antisémite qui ne renie rien de son passé de commissaire aux questions juives, mouille René Bousquet en le désignant dans L’express comme celui qui a orchestré la rafle du Vel d’Hiv’
D
es révélations qui rappellent que ce septuagénaire portant haut, directeur de la Banque d’Indochine et de Suez, était en 1942 à la tête de la police de Vichy. Rattrapé par son passé, cet homme de réseaux va tenter, avec son frère avocat, d’organiser sa défense, tandis qu’une fille de déportés vient avec insistance le confronter à ses mensonges et à ses choix criminels…![]()