Il
retrace les 6 derniers jours de la vie de la jeune étudiante, du 17 au 23
février 1943, depuis le lancement de tracts dans le hall de l'université de
Munich, son arrestation, son interrogatoire jusqu'à son exécution. Le
réalisateur nous lance le défi de nous demander comment nous aurions réagi à
la place de ces étudiants. Sophie Scholl, elle, maintient ses
convictions jusqu’au bout, mais évite tant qu’elle peut d’entraîner ses
compagnons avec elle vers un triste destin. Elle reste digne et posée face à
ses accusateurs, ce qui la rend d’autant plus émouvante.
Si
les procès-verbaux à partir desquels se basent le film ont été
fidèlement retranscrits, l'exemplarité des réponses et des
convictions de Sophie Scholl fait d'elle une véritable héroïne de la
résistance du peuple allemand plongé dans l'oppression nazie et les
mensonges de sa propagande. Condamnée à la peine capitale à l'âge de
21 ans, elle avance des propos d'une acuité extraordinaire
concernant l'importance de la conscience face aux actes qui sont
demandés aux Allemands dans la tournure de guerre totale que prend
la guerre, alors que l'année 1943 fait apparaître le siège de
Stalingrad .
L'analyse
des Alliés du système de fonctionnement mis en place dans l'Allemagne nazie fit
apparaître que les divers intervenants de la machine de l'holocauste agirent en
exécutant des ordres avec une rigueur bureaucratique, mettant de côté toute
considération morale ou prise de conscience devant leurs actes. La
clairvoyance des points de vue de Sophie Scholl sur la ruine vers laquelle le
régime va mener la nation sur la scène internationale est exceptionnelle alors
que la population civile est sommée au silence sous la pression des organes de
sécurité du régime oppressif nazi ; la seule posture tenue par les intellectuels
critiques face à la montée du régime a été, jusqu’à l'exemple de Sophie Scholl
et de ses compagnons de la Rose Blanche, la fuite.
un film franco-allemand de
Robert Enrico, sorti en salles en 1975.
Pendant
la Seconde Guerre mondiale, en 1944 à Montauban, le chirurgien
Julien Dandieu, pacifiste et humaniste convaincu, mène une vie
bourgeoise et heureuse, avec sa femme Clara et sa fille Florence
(née d'un précédent mariage). Participant à la Résistance
française en soignant de façon risquée des maquisards dans son
hôpital, il est régulièrement menacé par la Milice. Afin de les
mettre à l'abri jusqu'à la fin de la guerre, il exige de sa
femme Clara et sa fille qu'elles partent se réfugier dans son
château familial situé à proximité d'un petit village de
campagne de la région. Il les croit alors plus en sécurité,
jusqu'au jour où une des sections de la SS Panzer Division
Das Reich stationnée dans la région et appelée en renfort à
la suite du débarquement de Normandie, traverse le village,
massacre de façon sauvage et bestiale tous les habitants, dont
la famille de Julien.
Détruit,
ivre de douleur et de haine, Julien va se venger froidement et méthodiquement en
devenant une redoutable et impitoyable machine à tuer. Il connaît bien les
passages secrets du château et s'arme du vieux fusil que son père utilisait pour
chasser le sanglier. Un par un, il extermine à lui seul tous les membres de la
section SS, responsable du massacre. Le drame est ponctué de retours en arrière
(flashback) sur les grands moments de bonheur de Julien avec Clara et sa
fille.
Le
Vieux Fusil est librement inspiré d'un fait historique réel :
lors du débarquement de Normandie en juin 1944, la Panzer
division SS Das Reich est appelée en renfort en Normandie.
Venant du Sud de la France, cette division est harcelée tout le
long par les maquisards. Des membres du 1er
bataillon du régiment Der Führer commettent le massacre
d'Oradour-sur-Glane au cours duquel ils assassinent
642 civils, hommes,
femmes et enfants et mettent le feu au village.
Par ailleurs, il est
intéressant de noter plusieurs similitudes entre l'ambiance de
plomb qui régnait sur le Limousin en juin 1944 et le film.
Au début du film, nous
pouvons apercevoir des soldats allemands marcher devant des
pendus, ce qui n'est pas sans rappeler les pendaisons de Tulle.
La tension Maquis / Milice
/ Gestapo / SS est également bien retranscrite au début du film
.
Mars 1943. Les forces fascistes de Mussolini
occupent la Corse... Deux frères communistes organisent la résistance en se
liant à deux truffions Italiens afin de leur soutirer des informations
nécessaires aux parachutages de vivres et armes sur l'Ile de beauté...
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Zone
libre
Un film de Christophe Malavoy
Après s'être séparée
pour passer la ligne de démarcation, la famille de Simon (sa femme Léa, sa belle-soeur Mauricette, enceinte de plusieurs mois, la mère des deux jeunes
femmes, Madame Schwartz, qui ne parle que yiddish, et enfin Henri, le
neveu de onze ans), se retrouve en pleine campagne, accueillie par Maury, un
paysan du cru qui les héberge dans l'une de ses dépendances.
La rencontre de deux mondes...
Zone libre
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L'armée des ombres
Un film de Jean-Pierre Melville sorti
sur les écrans en 1969
20 octobre 1942, en
France occupée. Philippe Gerbier (Lino Ventura),
ingénieur distingué des Ponts et Chaussées soupçonné de
pensées gaullistes, est arrêté par la police de Vichy et
placé dans un camp. Il tranche sur les autres
prisonniers par une force de caractère peu commune, et
par les appuis qui l'ont placé dans ce camp. Quelques
jours plus tard, les autorités françaises remettent
Gerbier à la Gestapo, la police secrète nazie, qui le
transfère à Paris pour interrogatoire. Gerbier réussit à
s'échapper avec l'aide d'un résistant anonyme et d'un
coiffeur pétainiste (Serge Reggiani), puis retourne à
Marseille où est basé le réseau qu'il dirige
effectivement.
Le bras droit de Gerbier, Félix
Lepercq (Paul Crauchet), a identifié un certain Paul (le jeune
Dounat) comme le traître qui a dénoncé son chef. Avec l'aide de
Guillaume Vermersch dit « Le Bison » (Christian Barbier), un colosse
d'une loyauté absolue, ancien de la Légion, Félix et Gerbier conduisent
Paul dans une maison inhabitée de Marseille pour l'y exécuter. Ils y
retrouvent Claude Ullmann dit « Le Masque » (Claude Mann), un
jeune résistant désireux de faire ses preuves dans une mission
difficile. Il s'avère impossible d'abattre Paul au pistolet comme prévu
car une famille a emménagé la veille dans la maison voisine et ne
manquerait pas d'entendre les coups de feu. Ayant cherché en vain une
autre méthode, Gerbier ordonne à ses hommes de l'aider à étrangler leur
captif.
Le
Masque recule devant la manière de l'exécution, laquelle est pour lui la
première, mais Gerbier le rabroue durement et lui confie avec une pointe
d'émotion que c'est la première fois pour lui aussi. Le Masque se
reprend et les trois hommes mènent à bien la besogne.
Le musée de la Résistance projette
cette suite d'entretiens menés par Rolande Trempé, ancienne
résistante à la fougue et au militantisme intacts. Ce documentaire
est destiné à mettre en lumière le rôle longtemps occulté des femmes
dans la Résistance. Du mont Valérien à Lyon, de Toulouse à Besançon
et de Drancy à Ravensbrück, Rolande Trempé décrypte la symbolique
des monuments commémoratifs et répertorie toutes les formes qu'a pu
revêtir la Résistance au féminin (manifestations, soutien aux grèves
des mineurs, aide aux clandestins, etc .)
Résistantes, de l'ombre à la lumière' est un film produit par l'AERI,
Association pour des études sur la résistance intérieure.
Papy
fait de la résistance
Film de Jean-Marie Poiré,
sorti en 1983.
Héléna Bourdelle (dit « la
Bourdelle »), grande
cantatrice, est l'épouse du grand résistant et maestro André
Bourdelle, tué par l'explosion d'une
grenade qu'il a lui-même lancée et qui a été ré-envoyée sur
la banquette de sa voiture par un officier allemand qui joue au
tennis. La famille Bourdelle voit très vite son hôtel
particulier investi par les forces allemandes. Se plaignant à la
Kommandantur des excès commis, la Bourdelle, ses filles et
leur locataire aident par hasard un soldat anglais à s'évader et
sont ensuite obligés de le cacher.
La famille, qui
doit faire face au dégoût de leur ancien
concierge Ramirez devenu agent de la
Gestapo, est mieux considérée par le général
Spontz qui se liera avec Bernadette Bourdelle.
Mais il ignore que le fils de la famille, un
coiffeur apparemment poltron et efféminé, est en
fait l'insaisissable justicier connu sous le nom
de « Super-Résistant ». Quant au locataire
Michel Taupin, amoureux malheureux de Bernadette
Bourdelle, et qui au départ avait des vues sur
Colette, son insistante volonté de rejoindre la
Résistance entraîne bien des péripéties.
Emprisonné après l'épisode de la Kommandantur,
il rencontre un résistant, Félix/Frémontel, qui
se confie à lui, se croyant sur le point d'être
fusillé, mais les voilà libérés par
Super-Résistant, et Félix qui se voit encombré
d'un pot de colle...
Bien qu'elle ait juré de ne
pas chanter tant qu'il y aurait un Allemand en France, Héléna Bourdelle se voit contrainte par le général Spontz de
participer à la réception donnée en l'honneur du demi-frère
de
Hitler, le maréchal Ludwig Von Apfelstrudel. Les
résistants ont confié à Michel Taupin le soin d'y faire
sauter une bombe.
Vers le début des années 1980, un débat télévisé les réunit
(mis à part Ramirez qui est remplacé par son fils Ramirez
Junior...) et tourne très vite à la catastrophe obligeant
l'animateur à faire couper l'antenne.
Le Père tranquille
Film de René Clément sorti en 1946
En France pendant la Seconde
Guerre mondiale, sous l'occupation allemande, Édouard Martin
qui a toute l'apparence d'un père tranquille, est un
chef important de la résistance à l'insu de sa famille. Il
est secondé par Simon et Pelletier qui est secrètement
amoureux de sa fille Monique. Celle-ci découvre les
activités de son père et voit naître son amour pour
Pelletier. Alors que se prépare une action sur l'usine
voisine, le jeune Pierre Martin s'enfuit de la maison pour
rejoindre le maquis.
Pour éloigner sa famille et les
voisins du bombardement de l'usine, Édouard Martin organise le mariage de
Pelletier et de sa fille en ville, ce qui alerte la police allemande qui
l'arrête. Blessé mais sauvé par les maquisards, le père tranquille est reconnu avec
fierté par son fils.
Cette histoire est tirée de faits réels qui se sont déroulés dans la ville
de Woippy (Moselle), où le père tranquille, Ernest Kempnich, horticulteur de
profession résista pendant la période d'occupation. Le film lui se déroule
à Confolens (Charente).
Nuit
et Brouillard est une
commande du Comité d'histoire de la Deuxième Guerre mondiale, un
organisme gouvernemental fondé en 1951, dont la fonction était
de rassembler de la documentation et de poursuivre des
recherches historiques sur la période de l'occupation de la
France en 1940-1945, et dont Henri Michel était le secrétaire
général.
D'une durée de trente-deux minutes, le film est un mélange
d'archives en noir et blanc et d'images tournées en couleur. Le
texte, écrit par Jean Cayrol, est dit par Michel Bouquet. Le
film tire son titre du nom donné aux déportés aux camps de
concentration par les nazis, les NN (Nacht und Nebel),
qui semblaient ainsi vouloir jeter l'oubli sur leur sort.
Réalisé en 1955, dix ans après la fin des hostilités, ce qui assure un certain
recul, le film est le premier à poser un jalon contre une éventuelle avancée du
négationnisme, ainsi qu'un avertissement sur les risques que présenterait une
banalisation, voire le retour en Europe, de l'antisémitisme, du racisme ou
encore du totalitarisme. Il reste difficile d'imaginer aujourd'hui la force du
film à sa sortie, en 1956, en pleine guerre froide.
Travail de documentation serein, calme et déterminé, ce film montre tour à tour
comment les lieux des camps de concentration ainsi ce que le travail
d'extermination pouvaient avoir une allure ordinaire, comment cette
extermination était organisée de façon rationnelle et sans état d'âme,
« technique » en un mot, et comment l'état dans lequel ont été conservés les
lieux est loin d'indiquer ce qui jadis s'y perpétrait.
Les images sont accompagnées de la lecture d'un texte de l'écrivain français
Jean Cayrol, résistant français déporté dans le KZ Mauthausen en 1943. Son
monologue poétique rappelle le monde de tous les jours des camps de
concentration, la torture, l'humiliation, la terreur, l'extermination. Dans la
version allemande, la traduction allemande, de Paul Celan, diffère parfois de
l'original pour des raisons poétiques : elle est restée longtemps le seul texte
imprimé en allemand, le texte original de Cayrol a été imprimé en allemand
seulement en 1997.
La musique du film a été écrite par le compositeur germano-autrichien
politiquement engagé Hanns Eisler.
Le 31 janvier 1956, le film remporte le Prix Jean-Vigo.
Le film est traditionnellement présenté aux classes de troisième, en France,
pour illustrer le chapitre sur la Seconde Guerre mondiale et le nazisme.
En 1965, Diego, un militant du
Parti communiste espagnol vit en exil à Paris. Régulièrement, il
passe la frontière sous des identités d'emprunt assurant ainsi
la liaison entre les militants exilés et ceux restés en Espagne.
De retour d'une mission difficile, Diego se prend
à douter du sens de son action et des moyens mis en œuvre. Sa confrontation avec
les jeunes militants de gauche, qui deviendront les acteurs de Mai 68, est
prémonitoire de l'évolution des formes de lutte.
Le scénario de Jorge Semprún est très marqué par
son histoire personnelle, sa lutte comme clandestin du Parti communiste
espagnol, son éviction en 1964 de la direction du parti pour de graves
divergences de vues avec le secrétaire général Santiago Carrillo. Dans son livre Autobiographie de Federico Sánchez, Jorge Semprún revient sur le thème du
film en précisant : « L'un des thèmes principaux du film est justement la
critique du mot d'ordre de grève générale conçu comme simple expédient
idéologique, davantage destiné à unifier religieusement la conscience des
militants qu'à agir sur la réalité. »
Opération Walkyrie
Le Complot pour tuer HITLER
Un film de Jo Baiet, Allemagne 2004
Le matin du 20 juillet 1944, le
lieutenant Klaus Von Stauffenberg doit se rendre au bunker du Führer pour y
donner un discours. il transporte une bombe dans sa valise, destinée à tuer le
dictateur. Stauffenberg s'est rendu compte très tôt des crimes commis par le
gouvernement nazi et il est devenu le chef d'un groupe de résistants composé
d'officiers allemands de premier ordre.
Leur seul but à présent est d'éliminer la menace
nazie, représentée par un seul homme! Hitler.
Deux frères, Marc et Yves Toledano, sont
emprisonnés pour faits de résistance par la Gestapo de Bourges, torturés et
miraculeusement secourus par un soldat allemand. Ce dernier parvient même à
arracher Marc à la Gestapo et prend contact avec la Résistance pour faire
libérer Yves.
A
la Libération, il décide de suivre ses frères
allemands dans la débâcle. D'après le roman de Marc Toledano.
Dans Paris occupé par les allemands, l'ouvrier
poète Missak Manouchian prend la tête d'un groupe de très jeunes juifs,
Hongrois, Polonais, Roumains, Espagnols, Italiens, Arméniens, déterminés à
combattre pour libérer la France qu'ils aiment, celle des Droits de l'Homme.
Dans la clandestinité, au péril de
leur vie, ils deviennent des héros.
Les attentats de ces partisans
étrangers vont harceler les nazis et les collaborateurs. Alors, la police
française va se déchaîner, multiplier ses effectifs, utiliser filatures,
dénonciations, chantages, tortures...
Vingt-deux hommes et une femme seront
condamnés à mort en février 1944.
Dans une ultime opération de propagande,
ils seront présentés comme une Armée du crime, leurs visages en médaillon sur un
fond rouge placardés sur les murs de toutes les villes du pays. Ces immigrés,
morts pour la France, entrent dans la légende.
C'est cette belle et tragique
histoire que raconte le film.
Résistants de la première heure
Un film de Philippe
Constantini, France 2003
Ils ont donné leur nom à quelques rues ou
stations de métro, mais que sait-on encore d'eux ? Plus de soixante ans après,
le réalisateur a rencontré ceux qui ont connu les tout premiers résistants
parisiens. Son film se construit autour de la figure de Guy Môquet exécuté avant
d'être adulte, à dix-sept ans.
"A l'heure où l'on sacralise frénétiquement la dernière lettre de Guy Môquet, il
n'est pas inutile de rappeler, et d'une, qui fut ce jeune homme fusillé à
dix-sept ans, et de deux, qu'on l'exécuta en tant que militant communiste, et de
trois, que quarante-sept autres résistants communistes et syndicalistes
moururent le même jour, avec le même courage, pour la même raison".
"Ce documentaire remplit cette triple mission avec intelligence et clarté, en
recueillant la parole de ceux qui ont connu Môquet, Michels, Timbaud et les
autres" (Télérama).
Liberté
Un film de Tony GATLIF
Théodore, vétérinaire et maire d’un village situé
en zone occupée pendant la seconde guerre mondiale, a recueilli P’tit Claude,
neuf ans, dont les parents ont disparu depuis le début de la guerre.
Mademoiselle Lundi, l’institutrice fait la connaissance des Tsiganes qui se sont
installés à quelques pas de là.
Ils sont venus pour faire les vendanges dans le pays.
Humaniste et républicaine convaincue, elle s’arrange, avec l’aide de Théodore,
pour que les enfants Tsiganes soient scolarisés.
De son côté, P’tit Claude se prend d’amitié pour
Taloche, grand gamin bohémien de trente ans qui se promène partout avec son
violon sur l'épaule.
Mais les contrôles d’identité imposés par le régime de Vichy se multiplient et
les Tsiganes, peuple nomade, n’ont plus le droit de circuler librement :
Théodore cède alors un de ses terrains aux bohémiens, désormais sédentarisés.
Tandis que les enfants Tsiganes suivent les cours
de Mademoiselle Lundi, P’tit Claude est de plus en plus fasciné par le mode de
vie des Bohémiens – un univers de liberté où les enfants sont rois. Mais la joie
et l’insouciance sont de courte durée : la pression de la police de Vichy et de
la Gestapo s’intensifie et le danger menace à chaque instant. Comme ils l’ont
toujours fait depuis des siècles, les Tsiganes devront reprendre la route…
Dans un camp de concentration nazi,
deux officiers SS font un pari sordide sur la vie de deux détenus.
Ils enferment ensemble un prisonnier politique et un détenu juif,
persuadant chacun que l'autre est là pour le tuer.
La victoire des vaincus
Un film de Nicolas Picard (2001)
Juin 1940. Dans un petit village, Gugu, Dado, le
Migrateur, Têtu et Charlotte, un petit groupe d'adolescents, décident d'entrer
en résistance. Cet été-là, les Allemands occupent leur village. Des soldats ont
réquisitionné la ferme où vit Dado avec sa mère, Lucie, et son grand-père,
ancien poilu de 14-18, hostile à l'ennemi. Il s'agit pour ces jeunes d'arriver,
sans se faire démasquer, à faire partir les occupants au plus vite, en rendant
leur séjour insupportable.
C'est la saison des foins. Les amis de Dado profitent
de ce prétexte pour investir la ferme. Inconscients des risques encourus, les
jeunes mettent au point des petits pièges contre les Allemands
Livrez-nous
Grynszpan
Un film de Joël Calmettes.
Le 7 novembre 1938, Herschel Grynszpan, 17 ans,
Juif polonais réfugié en France, tire à bout portant sur Ernst von Rath,
conseiller de l’ambassade d’Allemagne à Paris. A travers son acte, l’adolescent
espère alerter l’opinion publique sur les persécutions subies par les Juifs en
Allemagne, où est restée sa famille. En réalité, son geste aura de tragiques
conséquences : il servira de prétexte aux nazis pour déclencher la Nuit de
cristal, à Berlin, au cours de laquelle plus de 30 000 juifs furent arrêtés et
déportés.
Sur
la rive sud, une poignée de militaires armés d'un canon antichar s'apprête à une
résistance désespérée.
Les retrouvailles d'un groupe d'ex-résistants,
organisées par Marie-Octobre, nom de code du personnage interprété par
Danielle Darrieux et au moment de cette rencontre dirigeante d'une célèbre
maison de couture.
Les anciens camarades ont mené leur vie durant ces années,
mais ce soir ils vont devoir revivre une soirée fatidique, celle où le chef de
leur réseau a trouvé la mort, trahi par l'un d'eux.
Au cours de cette soirée, tous découvrent dans leurs camarades, de sérieuses
raisons de les soupçonner.
La recherche du traître met en lumière la personnalité de chaque membre du
réseau, mais aussi et surtout celle de Castille, son chef, personnage fort mais
différent de la légende qui s'était tissée autour de lui.
Le grand arrangement
René Bousquet sur Arte
un film de Laurent Heynemann
Ancien haut fonctionnaire reconverti dans la
finance, René Bousquet navigue d’un conseil d’administration à l’autre et mène à
Paris l’existence paisible d’un grand bourgeois, seulement assombrie par la
maladie de son épouse. Mais en 1978, Louis Darquier de Pellepoix, antisémite qui
ne renie rien de son passé de commissaire aux questions juives, mouille René
Bousquet en le désignant dans L’express comme celui qui a orchestré la rafle du
Vel d’Hiv’
Des révélations qui rappellent que ce septuagénaire portant haut,
directeur de la Banque d’Indochine et de Suez, était en 1942 à la tête de la
police de Vichy. Rattrapé par son passé, cet homme de réseaux va tenter, avec
son frère avocat, d’organiser sa défense, tandis qu’une fille de déportés vient
avec insistance le confronter à ses mensonges et à ses choix criminels…
Jeux interdits
Un film de R.Clément (CEDAC)
C'est une petite fille qui
se retrouve seule avec son chien, ses parents ayant été tués lors de tirs
ennemis. Elle rencontre le jeune garçon Michel avec qui elle jouera au milieu
de cette guerre, de ces morts, des tirs des bombes en toute innocence. Elle
finira par perdre aussi son chien. Ils se feront un petit paradis avec les croix
du cimetière "jeux interdits". Histoire triste mais magnifique
Les Femmes de l'Ombre - BA
Un film de Jean-Paul SALOMÉ.
Engagée dans la
résistance française, Louise Desfontaines est un agent
français du
SOE, un service secret de renseignement et de sabotage.
Sa mission est d'exfiltrer
un agent britannique géologue capturé par les Allemands alors
qu’il préparait le débarquement sur les plages normandes.
Pour le libérer avant qu'il ne parle, Louise
doit constituer dans l'urgence un commando de femmes. Elle
choisit Suzy, danseuse de cabaret qui sait charmer les hommes,
puis Gaëlle, chimiste, spécialiste en explosifs et enfin,
Jeanne, prostituée, capable d’assassiner de sang froid.
Parachutées, elles sont aidées par Maria, résistante juive italienne, opérateur
radio.
La libération semble un succès, mais le géologue a révélé sa mission au colonel Heindrich, qu'il faut maintenant arrêter. Failles et forces du caractère de ces
femmes vont alors se révéler.
Milice, film noir
Un film de Alain Ferrari
Au
lendemain de la Première Guerre mondiale, l'extrême droite prospère dans le
milieu des anciens combattants français. Impressionnés par le fascisme italien
et le nazisme, les antirépublicains descendent dans les rues ou commettent des
attentats par le biais d'organisation comme la Cagoule. Après la débâcle, la
Légion des anciens combattants devient un instrument de propagande pétainiste.
En 1943, Laval dissout le Service d'ordre légionnaire, refondé en Milice.
Placée sous l'autorité de Darnand, elle
obtient en 1943 l'autorisation de s'armer. Nourri d'archives rares et de
témoignages directs, ce film raconte l'histoire de cette Milice à travers les
trajectoires personnelles d'anciens militants et de résistants.
1942.Joseph a onze ans. Et ce matin de
juin, il doit aller à l'école, une étoile jaune cousue sur sa poitrine ...Il
recoit les encouragements d'un voisin brocanteur. Les railleries d'une
boulangère. Entre bienveillance et mépris, Jo, ses copains juifs (comme lui),
leurs familles, apprennent la vie dans un Paris occupé, sur la Butte Montmartre,
où ils ont trouvé refuge. Du moins le croient-ils, jusqu'à ce matin du 16
juillet 1942, où leur fragile bonheur bascule...
Du Vélodrome d'Hiver, où 13000 juifs
raflés sont entassés, au camp de Beaune la Rolande, de Vichy à la terrasse du
Berghof, "la Rafle" suit les destins réels des victimes et des bourreaux. De
ceux qui ont orchestré. De ceux qui ont eu confiance. De ceux qui ont fui. De
ceux qui se sont opposés. Toutes les personnes du film ont existé. Tous les
événements, même les plus extrêmes, ont eu lieu cet été 1942.
En
1942 à Paris, sous l'occupation allemande, l'Alsacien Robert
Klein fait des affaires en rachetant en dessous de leur prix
réel des objets d'art à des Juifs en difficulté. Alors qu'il
reconduit jusqu'à sa porte l'un d'entre eux à qui il vient
d'acheter un petit tableau du maître néerlandais Adriaen van
Ostade, il découvre parmi son courrier un exemplaire des
Informations Juives, journal habituellement délivré sur
abonnement spécial.
Le
profiteur se rend compte qu'il existe un autre Robert Klein,
l’abonné au journal, juif et fiché comme tel à la préfecture de
police ; et que désormais son patronyme à consonance juive, sous
la forme d'un homonyme, le rend suspect. Il devient un gibier
pour la police de Vichy. Pris dans une nasse kafkaïenne,
cherchant à se blanchir, il ne fait qu'augmenter la suspicion
des autorités à son égard. Il découvre que son double est un
résistant juif qui utilise son nom comme un paravent pour mener
de mystérieuses activités. Muni de faux papiers, il cherche à
fuir ; mais tenaillé par le besoin de connaître celui dont il
est l'homonyme, il lui fixe un rendez-vous.
Dénoncé, le résistant est arrêté. Le
héros, à l'image de son double, subit le même sort. Il est arrêté lors de la
rafle du Vel d'hiv le 16 juillet 1942. Bien qu'un ami avocat ait obtenu et lui
apporte in extremis les papiers attestant qu'il n'est pas juif, la
présence dans le convoi déporté vers l'Allemagne de son homonyme pousse Klein à
rester pour tenter de lui parler : entraîné par un destin qui dépasse sa
personne, il finit dans le train de déportés, et se retrouve dans le même wagon
que le client juif (interprété par Jean Bouise) avec lequel tout avait commencé.
Le film se déroule durant
l'hiver 1943, dans une France occupée. Julien qui a 13 ans, fils
d'une famille bourgeoise, est pensionnaire au petit collège
Saint Jean de la Croix, tenu par les pères carmes. Il retrouve
le chemin de l'école sans joie après les vacances de Noël, pour
le second trimestre. Une rentrée presque comme les autres
jusqu'à ce que le père Jean vienne présenter trois nouveaux
élèves. L'un d'entre eux, le jeune Jean Bonnet, est le voisin de
dortoir de Julien..
Les deux élèves se jaugent, Julien est
intrigué par Jean, garçon fier, mutique et mystérieux un temps rejeté par
l'ensemble de la classe. Après s'être observés mutuellement, ils s'apprivoisent
au jour le jour et un lien d'amitié se crée entre eux. Julien finit par
comprendre le secret de son ami, son nom n'est pas Bonnet mais Kippelstein, il
est juif. Un froid matin de janvier, suite à une dénonciation, la Gestapo fait
irruption dans le collège. Le père Jean, résistant clandestin, et les trois
enfants juifs sont emmenés. Julien ne les reverra jamais plus. Les enfants sont
déportés à Auschwitz et le Père Jean à Mauthausen.
La Haye,
sous l'occupation allemande.
Lorsque
sa cachette est détruite par une bombe, la belle chanteuse Rachel Stein tente,
avec un groupe de Juifs, de gagner la Hollande Méridionale, déjà libérée. Mais
une patrouille allemande les intercepte dans le delta du Biesboch. Tous les
réfugiés sont abattus ; seule Rachel échappe au massacre.
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Elle
rejoint alors la Résistance et, sous le nom d'Ellis de Vries, parvient à
infiltrer le Service de Renseignements allemand et à se lier avec l'officier
Mûntze. Séduit, celui-ci lui offre un emploi...
Lacombe Lucien
Un film de
Louis Malle | (1974)
Un jeune
paysan du Sud-Ouest, travaillant à la ville, retourne pour quelques jours chez
ses parents au printemps 1944. Son père a été arrêté par les Allemands et sa
mère vit avec un autre homme. Il rencontre son instituteur et lui demande
d'entrer dans le maquis. Il essuie un refus.
De
retour en ville, il est arrêté par la police et après un habile
interrogatoire dénonce son instituteur. Il est engagé par la Gestapo...
Un film de Jean-Pierre
Melville d'après une nouvelle de Vercors
En
1941, au début de l'Occupation,
un officier allemand, épris de culture française, est
« hébergé » (logé de force) chez une famille comprenant un
vieil homme et sa nièce. Par des monologues prônant le
rapprochement des peuples et la fraternité, il tente, sans
succès, de rompre le mutisme de ses hôtes dont le
patriotisme ne peut s'exprimer que par ce silence actif.
Quand l'officier se rend compte que le rapprochement des
peuples, prétendu par la
propagande nazie
de l'époque, n'est qu'une duperie, il décide par dépit de
s'engager sur le
front de l'Est.
L'histoire est
inspirée de faits réels, Vercors ayant accueilli chez lui un
officier allemand avec une jambe raide qui jouait au tennis
pour la rééduquer. Toutefois, aucun rapport ne s'était
jamais établi entre eux mais Vercors avait remarqué que cet
officier avait pour la France un certain attachement
notamment par sa possession de nombreux livres français et
d'un buste de Pascal. À partir de ces éléments, Vercors a
écrit l'histoire que nous connaissons aujourd'hui, sa femme
étant devenue sa nièce pour créer un lien passionnel plus
dramatique.
Le
film sortant alors que la France était en guerre en Indochine contre les
indépendantistes, a été très vite retiré des salles ; en effet, il montrait,
entre autres, comment les Résistants sabotaient des lignes de chemin de fer.
Techniques mises en œuvre ensuite par les Vietnamiens, contre l’armée
française.
Dans
la scène d'ouverture du film, la voix sur les quais annonce la gare de
Châlon-sur-Saone. En fait, la scène a été tournée en Gare de Saint-Brieuc.
La
scène du déraillement du train blindé Apfelkern a été tournée à la sortie de
la gare de
Tregrom dans les
Côtes-d'Armor, en direction de Rennes, sur un remblai qui enjambe le fleuve
le Léguer. Pour la scène, le train roule à contrevoie. La scène a été
réalisée sans trucage, c'est un vrai train qui est lancé dans la vallée.
Photo de la courbe avec un X2400
Les locomotives que l'on peut voir
entre autres dans le film : locomotives à vapeur 5-140 G 436, 231 H 566, 140
D 234, 030 A 629, 030 A 755, 141 C 133...locomotive électrique 4-BB 173. On
peut voir également des grues à vapeur sur rail de 32 t et 50 tonnes de
charge maximum.
Durant la
Seconde Guerre mondiale, René Le Guen, petit
délinquant, est recruté dans la Résistance française. Il est
alors conditionné à tuer l’ennemi. Mais lorsque la guerre
est terminée, il continue d’appliquer ce qu’on lui a
appris : il est arrêté et condamné à mort. Attendant dans sa
cellule la date exacte de son exécution, il espère toujours
que le Président lui accordera la grâce. Son avocat tente de
démontrer que les meurtres de Le Guen ont pour source une
grave lacune, un problème de société.
Le
film se présente comme un réquisitoire contre la
peine de mort.
Mission évasion
un film français
de
Gregory Hoblit
Durant
la Seconde Guerre mondiale, le colonel
McNamara surveille les détenus
américains dans un camp de prisonniers
tenu par le colonel allemand Werner
Visser. Un meurtre commis au Stalag VI
va lui donner l'occasion de préparer une
évasion.
Le
commandant Gérard et sa troupe de maquisards ont déniché la planque idéale : une
maison de santé dans les Alpes où, mêlés à des aliénés mentaux, se cachent
également une jeune juive ainsi qu'un médecin suisse qui pourrait bien être un
espion à la solde des allemands…
Un ami viendra ce soir
sur Comme Au Cinema
La Vie est belle
un film italien
de
Roberto Benigni
sorti en
1997.
Benigni
définit lui-même son film comme une fable : Guido rencontre et
séduit sa future femme, Dora. Des années plus tard, il en a un
petit garçon prénommé Giosué et, en tant que Juifs, ils sont
déportés vers un camp de concentration allemand. Là, il fait
croire à son fils que les occupations du camp allemand sont en
réalité un jeu, dont le but serait de gagner un char d'assaut.
L
a musique choisie contribue
beaucoup à cet univers de conte : chaque personnage possède en fait sa propre
mélodie qui se met en marche à chacune de ses apparitions dans le film (mélodie
du couple, mélodie de l'enfant, etc.).
The
Train
Un film de
de John Frankenheimer
Extrait du film
"The Train" de John Frankenheimer. (En juillet 1944, le colonel von Waldheim
fait évacuer les tableaux de maîtres de la Galerie nationale du Jeu de Paume
pour les envoyer en Allemagne. Labiche, un cheminot résistant, est chargé de
conduire le train transportant ces objets d'art. Avec l'aide de ses
compagnons résistants, il va chercher à faire en sorte que le train et les
tableaux n'arrivent jamais à destination.)
En partenariat avec l’université Jean
Monnet Saint-Étienne et le GRECA.
La mémoire des résistances au nazisme a toujours occupé une place
prépondérante dans les sociétés française et allemande(s)
d’après-guerre. Souvent instrumentalisée à des fins politiques et
culturelles, l’histoire des résistants a parfois été façonnée de
manière sélective.
Force
est de constater que l’histoire des résistants allemands fait toujours partie
des sujets négligés : quelles sont, en effet, les origines de ces omissions ?
Pourquoi ce sujet ne s’inscrit-il pas dans le processus d’élaboration d’une
« mémoire collective » en France, en Allemagne, et dans l’ancienne RDA ? Le GRECA souhaite, grâce à cet atelier interdisciplinaire,
favoriser les échanges entre jeunes chercheurs et chercheurs
confirmés et également mettre en relief l’aspect régional du
processus mémoriel.
Le temps
d'Aimer et le temps de Mourir
Un film de Douglas
Sirk en 1958
1944,
Seconde Guerre mondiale : Un soldat allemand, Ernst Graeber, quitte le
Front germano-russe pour quelques jours de permission. Il découvre que
sa maison est détruite et que ses parents ont disparu. Il revoit une
amie d'enfance, Elizabeth Krause, dont le père est en camp de
concentration, et retrouve Oscar Binding, un camarade devenu chef SS de
district qui tente de l'aider à obtenir des nouvelles de ses parents.
Ce film marque la rencontre
bouleversante de Douglas Sirk et d'Erich Maria Remarque, l'auteur de
À l'Ouest, rien de nouveau. Une osmose exceptionnelle s'est créée
entre Sirk, le romantique, et Remarque le pacifiste. Le Temps
d'aimer et le Temps de mourir constitue l'une des œuvres les plus
déchirantes et les plus intenses, sur la folie et l'absurdité de la
guerre.
Ce qui m'a intéressé -
devait déclarer Sirk - c'est ce décor de ruines et ces deux amants.
Cette histoire d'amour est inhabituelle. C'est un film qui est très
proche de mes idées, particulièrement par sa description de la
brièveté du bonheur . Dans le décor apocalyptique d'une Allemagne
qui s'effondre moralement, militairement et physiquement, deux êtres
unis par un amour subit vont vivre quelques instants de bonheur.
La force de ce film est de
ne pas défendre une thèse. Sirk nous épargne les habituelles
théories antimilitaristes. Pourtant, nous sommes extraordinairement
concernés par cette guerre, machine folle qui broie tout.
Remarquablement joué et dirigé, avec la tendresse d'un grand auteur,
Le Temps de vivre et le Temps de mourir est une œuvre belle et
douloureuse, à ne pas manquer.
Les
réquisitions de Marseille
Un film de Sébastien JOUSSE
et Luc JOULE sorti en 2004
Une histoire méconnue
Qui
connaît l’aventure des 15 entreprises réquisitionnées de
Marseille de 1944 à 1948 ? Ce
n’est pourtant pas tous les jours
que 15.000 ouvriers accèdent et participent à la gestion de leur
entreprise et réalisent de surcroît d’importants bénéfices ! Dans le
bouillonnement social et populaire de la Libération, ils ont inventé
une forme de "gestion participative", un modèle démocratique de
l’organisation du travail dans l’entreprise.
Accompagnés
par l’historien Robert Mencherini, les
derniers acteurs de cette aventure, dont Raymond Aubrac à l’époque Commissaire
régional de la République à Marseille, font
revivre cet épisode inédit en revenant sur les
lieux de leur travail. Le film questionne la mémoire de cette expérience
sociale, née du programme du Conseil National de la Résistance préconisant
l’instauration d’une « véritable démocratie économique et sociale » qui résonne
encore singulièrement avec les débats
contemporains sur la valeur du travail et la finalité de l’économie.
Dans
le bouillonnement social et populaire de la Libération, ils ont inventé une
forme de « gestion participative », un modèle démocratique de l’organisation du
travail dans l’entreprise.
L’Histoire aurait-elle oublié ce précédent bien embarrassant ? Le film
questionne la mémoire de cette expérience sociale, née du programme du Conseil
national de la Résistance préconisant l’instauration d’une « véritable
démocratie économique et sociale » qui, 60 ans après, résonne encore
singulièrement avec les débats contemporains sur la valeur du travail et la
finalité de l’économie
Le
20 mai 1942, pendant la Seconde Guerre mondiale et lors de
l'occupation de la France, le destin réunit le braconnier Noël
Fortunat, brave bougre quelque peu porté sur la boisson, et Juliette
Valcourt, femme élégante accompagnée de ses deux enfants : Pierre et
Maurice. Mademoiselle Massillon, une institutrice secourable, tente
d'aider Juliette qui est recherchée par les nazis depuis que son
mari, un chef de la Résistance, a été arrêté. Juliette et ses
enfants doivent gagner la zone libre pour se réfugier à Toulouse.
Pour cela, il leur faut franchir la ligne de démarcation.
C'est
Fortunat qui est chargé de conduire en lieu sûr les deux enfants et leur mère.
Pour la circonstance, Fortunat se fait passer pour le mari de Juliette. Alors
qu'il devait retourner au village après avoir installé Juliette et ses enfants à
Toulouse, Fortunat, qui s'est attaché à ses protégés, reste avec eux et subvient
à tous les besoins de la famille. Au fil des mois, Fortunat et Juliette tissent
des liens de plus en plus étroits et deviennent amants.
Mais la
Libération survient et Juliette retrouve son mari. Fortunat repart alors vers
son destin d'homme solitaire.