Camps d'internement

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Camp d'internement français

et d'Afrique du nord

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Les camps d'internement français sont des centres de rétention administrative ou des camps de réfugiés ou de prisonniers de guerre, créés en France pendant la période s'étalant de la Première Guerre mondiale à la Seconde Guerre mondiale. En 1914-1918, on parlait officiellement de camps de concentration. Toutefois, le titre de l'ouvrage de l'historien Jean-Claude Farcy, Les camps de concentration français de la Première Guerre mondiale (1995), a pu être critiqué en raison du changement de sens de l'expression « camp de concentration » depuis la Seconde Guerre mondiale et l'expérience des camps nazis : bien que les conditions de vie aient été très dures dans les camps français, et la mortalité élevée, ils n'étaient pas secrets, n'entraient pas dans un projet d'extermination et duraient uniquement le temps d'un conflit (Première et Seconde Guerre mondiale, guerre d'Espagne). On distingue ainsi en général d'une part entre camp de concentration et camp d'internement, et d'autre part ces deux formes de camp du camp d'extermination.

Le seul camp de concentration nazi, c'est-à-dire sous l'autorité directe de l'Allemagne nazie, ayant existé sur le territoire français actuel est le Struthof, en Alsace alors sous administration allemande. Ce camp était équipé d'une chambre à gaz. D'autres camps, d'internement, sur le territoire français, ont dépendu d'autorités étrangères: ainsi le camp de travailleurs chinois du Commonwealth établi à Noyelles-sur-Mer (Somme) entre 1916 et 1919 ou le camp d'internement de la police militaire américaine de Septèmes-les-Vallons (Bouches-du-Rhône) en 1944.

Environ 40 000 étrangers, dont de nombreux réfugiés espagnols, sont soumis, à partir de septembre 1940 au travail obligatoire dans ce qu'on appelle les « Groupes de travailleurs étrangers ». En métropole, il peut s'agir en zone libre de travaux agricoles dans des fermes pour remplacer les prisonniers de guerre, en zone occupée de travaux de fortification du mur de l'Atlantique dans le cadre de l'Organisation Todt.

carte de France

Bullets2.1 Camps en métropole

En Afrique du Nord, dans des « camps de représailles » comme Hajerat M'Guill, ou dans des chantiers comme celui du transsaharien, « de nombreux travailleurs succombent à la faim, aux maladies et à la torture ».

 
 
carte de l'Afrique du Nord

Bullets2.2 Camps en Algérie

Bullets2.3 Camps au Maroc

Bullets2.4 Camps en Tunisie

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